Contre la dépréciation de la gourde, Jovenel Moïse revisite les stratégies

Alors que la montée du dollar américain sur le marché haïtien inquiète la classe moyenne, le processus électoral va bon train. Les mises en place, les verdicts, de faux consensus pour remettre la population haïtienne dans la rue, bon gré mal gré. L’objectif est tout simplement de plaire à un petit groupe de malfrats habitués aux turbulences en Haïti.

Ce sont pourtant ces mêmes figures, hier, responsables politiques, aujourd’hui, frustrés, qui ont été la cause du déclin de la gourde et sont encore à la base de sa chute, il n’y que deux semaines seulement. Or, ces mêmes secteurs auraient pu anticiper, ou à la rigueur proposé des alternatives, comme il arrive tristement que ce sont eux encore qui détiennent le monopole de l’argent fort dans ce pays.

Fort de cela, certains honnêtes citoyens ne baissent pas les bras. Si les affaires politiques ont depuis longtemps été occupées par les médiocres, aujourd’hui, petit à petit des têtes avisées sortent de l’ombre. Dans la foulée des 58 candidats, tous à la Présidence, un homme veut proposer une alternative. Et comme on n’a pas encore entendu les autres se prononcer – peut-être sont-elles encore en cuisine, les propositions – l’on retient celles dont on connait déjà des étincelles, celles dont les résultats sont perspicaces, et étonamment convaincants.

Il vient de la terre et croit devoir y revenir, ou du moins y reconduire les Haïtiens. Avec la terre comme alternative à la dépréciation de la gourde, le dynamique Jovenel Moïse croit pour cela nécessaire de poser sa candidature. Être président ne suffit pas malgré cela. Mais, attirer déjà  l’attention sur la magie de l’agriculture pour le réveil d’Haïti, est fondamental.

Ainsi, pendant que son profil commence à intéresser la classe moyenne, le monde universitaire et une partie de la classe bourgeoise qui tarde trop souvent à comprendre l’urgence, Jovenel Moise est revenu sur ses chantiers où tous les paysans l’attendent. Plusieurs hectares de terres cultivées, des chaines de bananeraie susceptibles de nourrir toute la population haitienne sur plus de vingt ans, sans compter l’intensification de la production pour l’exportation. Le jeune candidat mène son plaidoyer en faveur d’une agriculture de masse impliquant à la fois la classe prolétarienne, la paysannerie, la classe moyenne aisée en quête de nouvelles alternatives à la saturation du marché et la bourgeoisie assoiffée d’options.

C’est en effet, d’après les analyses du marché – la quasi-totalité du monde asiatique dont les plus dynamiques comme le Japon, la Chine, le Taiwan ou la Corée du Sud, l’Europe de l’Est, et même les grandes puissances du monde ou les grands organismes comme le FMI ou la FAO le reconnaissent – l’agriculture est l’alternative absolue à la pauvreté et à la faim dans ce monde. Jovenel Moise y croit de toutes ses forces – d’ailleurs son projet développé dans le département du Nord’Est en est une preuve tangible de ce qu’il sait faire et dont la multiplication s’avèrera être la réponse – ; et s’offre à la nation haïtienne pour mener à bon port ce projet que déjà le monde occidental, capitaliste ou pas, s’approprie.

Press Lakay

Jovenel Moïse says Haiti back on the map of banana exports

TROU-DU-NORD, Haiti (sentinel.ht) – In the Nord Est Department, an area called King Christophe’s golden triangle is about to ship Haiti’s first export of bananas to Europe since 1955. It is a project of Jovenel Moïse, a mechanical engineer and nominee for President of the Republic of the Haiti Tèt Kale Party (PHTK).

Situated just south of the Northern Industrial Park, Caracol, and an orange plantation that used to produce the price liquors of France is the public-private Agritrans project ran by Jovenel Moïse.

Agritrans is an agricultural « free trade » area in Haiti. According to the international law on free zones, 70% of this production will be exported as against 30% for the local market. Agritrans has planted 2 million seedlings on a thousand hectares of land. It is projected to produce 60,000 tons annually.

17 million tons of bananas are exported annually and in 2014 this was $7 billion of the industry. Haiti’s share, 0.004% of exports, is worth revenues of $25 million [US] annually. The Agritrans project was granted a $27 million [US] loan from the Haitian government according to Sentinel sources.

Jovenel Moïse says bananas are a mine, a source that never runs dry. It is harvested throughout, many countries make money in the industry and Haitian bananas, he continued to say, will be very popular around the world.

Bananas are the biggest exports in fruit, 69% of the total but the industry is dominated by China and the Philippines.

Forget it! Moïse thinks Haiti is completely equipped to deal with global competition and regionally, he says it will help alleviate dependence on the Dominican Republic because « we import almost all the bananas we eat ».

« The project is supported by 1,000 acres of Agritrans, the North has an area of ​​65,000 hectares. In terms of arable land, we have nothing to envy of other producers at the level of the Caribbean. »

Sentinel

Haïti parie sur la banane avec Agritrans

Situé dans un triangle d’or entre l’Université Roi Henri Christophe de Limonade, le parc industriel de Caracol et une plantation d’oranges amères qui produit pour les meilleures liqueurs de France, le projet Agritrans suscite déjà pas mal d’éloges. Officiellement lancé en octobre 2014, au Trou-du-Nord, dans le département du Nord-Est, le projet Agritrans, une plantation de bananes étendue sur mille hectares, est en passe de réussir deux paris : celui d’être le plus grand projet agricole à travers tout le pays et celui de permettre à Haïti d’éxporter cette denrée environ un demi-siècle après les dernières cargaisons vers l’étranger.

Jovenel Moïse, entrepreneur atypique

La relation d’amour qui lie Jovenel Moïse avec la banane est unique, impossible de rencontrer ailleurs une autre semblable. Pareille symbiose entre le règne animal et le règne végétal constitue presque un défi pour la nature. Tout comme mener à bout un projet agricole sur un millier d’hectares de terre qui était auparavant occupé par des milliers de paysans dans un climat généralisé de méfiance.

Et pourtant, le parcours du natif de Trou-du-Nord, quand on s’y intéresse de près, nous révèle qu’il est un homme à relever des défis. À la tête du « plus grand projet agricole jamais réalisé dans le pays depuis ces cinquante dernières années », selon Thomas Jacques, ancien ministre de l’Agriculture, Jovenel Moïse n’est pas agronome pour autant.

Des études en mécanique et en sciences de l’éducation n’ont pas réussi à altérer son amour pour la terre, pour l’agriculture. « Issu d’une famille d’agriculteurs, l’agriculture a bercé ma plus tendre enfance », confie l’originaire du Nord-Est. « Aujourd’hui encore, poursuit-il, mon père continue à faire de l’exploitation de la canne à sucre pour approvisionner la distillerie Larue après l’avoir fait pour la Welch pendant des décennies.»

Toutefois, son histoire avec la banane remonte à environ vingt ans. En 1996, nous rapporte-t-il, il obtient son premier prêt de 700 000 gourdes qu’il décida d’investir dans une bananeraie, établie sur 10 hectares, dans le Nord-Ouest, précisément à Chansolme. Depuis lors, il est l’un des pourvoyeurs des restaurants de Port-au-Prince en banane plantain.

Entrepreneur dans l’âme, Jovenel Moïse, qui considère l’agriculture avant tout comme un business, est loin de s’en contenter. En effet, les frontières du Nord-Ouest ne parviennent pas à contenir ses ambitions, à retenir ses envies de prendre le large, de jouer dans la cour des grands. « Mon plus grand rêve a toujours été d’exporter la banane », déclare-t-il sur un ton résolu.

C’est ainsi qu’en 2002, il se tourne vers l’exportation de la banane. Infatigable, il se documente, fait des recherches sur la filière, monte son plan d’affaires, s’empare de son bâton de pèlerin pour partir en quête de crédits et d’investisseurs, se réunit avec les paysans qui occupaient déjà le terrain sur lequel la banane de ses rêves allait pousser.

Finalement, le 10 octobre 2014, après être resté plus de 10 ans dans les tiroirs, les premières plantules de banane organique du projet Agritrans sont officiellement mises en terre. Maintenant, Jovenel Moïse est un businessman à cheval sur deux départements : le Nord-Ouest et le Nord-Est. Si le premier continue à grossir sa tirelire, le second représente son plus gros investissement. Son principal rêve, son challenge.

En marge de ce « success story », ce dernier a touché le fond du baril en maintes occasions. Victime de deux cyclones, en 2004 et en 2008, il s’est toujours arrangé pour se relever de la fureur des Trois-Rivières en crue. « Du jour au lendemain, à deux reprises, ma bananeraie s’est convertie en un champ de roches », déclare Jovenel Moïse qui se rappelle avoir remplir la benne d’un camion avec ces roches qu’il a ensuite vendues afin de faire redémarrer sa plantation de banane.

« Un entrepreneur doit savoir tomber et se relever», lance-t-il avant de recevoir un appel sur son iphone. Très « in », il pilote un tracteur et discute politique, entre deux appels. Sacré personnage, on ne s’ennuie nullement en sa compagnie. Ce projet, comme il le confie, l’a placé, malgré lui, sur l’échiquier politique. Entre les politiques et les candidats qui veulent partager le succès du projet, il est tiraillé de toute part, admet-il. Malgré la pression, il se dit lucide, car le contrat de mariage entre lui et la banane va durer au moins 25 ans.

Le Nouvelliste

Agritrans : l’exemple d’une mégaentreprise en gestation dans le Nord-Est

En plus du défilement en grande pompe de plusieurs centaines de jeunes, tous portés par l’idéal de l’entrepreneuriat et des entrepreneurs confirmés à l’Université Quisqueya (Uniq), de très prometteuses entreprises ont été sous les feux de la rampe dimanche dans le cadre de la deuxième édition du Salon des entrepreneurs. Du nombre, Agritrans. Celle-ci est localisée sur une superficie de plus de 95O hectares dans la commune de Trou-du-Nord. Elle prétend produire environ 50 000 tonnes de bananes par année et a déjà coûté plus de 10 millions de dollars américains à ses investisseurs. Un démarrage dû en grande partie aux soutiens du chef de l’Etat et de l’actuel ministre de l’Economie et des Finances qui ont donné leur bénédiction au projet en 2011. Genèse d’un rêve haïtien désormais palpable.

« C’est un honneur pour moi de venir faire connaître au plus jeunes mes expériences dans l’entrepreneuriat », a déclaré Jovenel Moïse, principal promoteur du projet Agritrans, quelques minutes après sa présentation. Agritrans est un projet qui a croupi dans les tiroirs pendant plus de 10 ans faute de financement, souligne le natif de Trou-du-Nord, serein.

Les porteurs de rêves, les entrepreneurs sur papier sont toujours confrontés au sempiternel problème de financement dans notre pays. Jovenel Moïse n’a pas été en reste. « J’avais frappé à presque toutes les portes pour que ce projet devienne réalité, explique-t-il. Parfois, certaines gens me traitaient de fou en me disant : ‘’Qui es-tu pour réaliser un projet aussi ambitieux’’. Malgré tout, poursuit-il, je n’ai jamais baissé les bras.» Jovenel Moïse est de ceux-là qui refusent à capituler devant l’obstacle. Toujours, il croyait dur comme fer que le déclic allait venir. « Tout allait changer en novembre 2011 lors de ma participation à un colloque auquel j’ai été invité par un ami, narre-t-il, accosté de jeunes assoiffés de motivation. C’est ainsi que le président Martelly et le ministre du Commerce et de l’Industrie Wilson Laleau, qui y prenaient part, allaient être emballés par le réalisme du projet que je leur avais présenté. »

Aussi, d’autres fenêtres d’opportunités allaient-elles s’ouvrir pour l’ancien président de la Chambre de commerce du Nord-Ouest. « Depuis, le président de la République n’avait cessé de m’appeler, révèle-t-il. Et ils allaient, lui et le ministre Laleau, s’emparer du projet. » Aujourd’hui, le terrain de 987 hectares, sur lequel s’installe l’entreprise, a été mis à notre disposition sous forme de ferme par le gouvernement, détaille l’entrepreneur,nonsans éloges pour le chef de l’État.

Localisée à Nourribio, première zone franche agricole d’Haïti, Agritrans œuvre particulièrement dans la production de la figue banane organique, dont 70 % des récoltes seront tournées vers l’exportation. « Fonctionnant sous le haut encadrement du ministère de l’Agriculture, elle emploie plus de 200 personnes actuellement, dit celui qui souhaite qu’Haïti retrouve sa place sur la carte mondiale des pays exportateurs de bananes, soulignant que tous les salariés sont issus d’une fédération de paysans forte de 10 000 membres. Pour être employé par l’Agritrans, il faut nécessairement être membre de cette fédération. »

Entre les prêts et les dépenses de plus d’une centaine d’actionnaires, 10 millions de dollars américains auraient été déjà déboursés pour le lancement du projet qui générera 3 000 emplois directs et 15 000 indirects dans les deux prochaines années. « Pour l’instant, en plus du financement d’un fonds de développement haïtien, nous ne sommes que des investisseurs haïtiens à prendre part au projet », précise Jovenel Moïse, qui croit qu’avec quatre zones franches similaires, l’autosuffisance d’Haïti en matière de production de la figue banane sera enfin une réalité.

Cette entreprise, qui est à une phase fœtale, impressionne déjà alors que Jovenel Moïse semble ne jurer que par son expansion. « Nous avons un autre projet en perspective dans le même espace qui sera axé dans la production des légumes », affirme-t-il, soulignant que plus de 250 hectares sont réservés pour la construction des infrastructures idoines dans la zone franche.

Le Nouvelliste

Haiti – Agriculture : Creation of the first Haitian Agricultural Free Zone

On Friday, the final Convention of agreement establishing the first Agricultural Free Zone in Haiti was signed by Wilson Laleau, acting Minister of Trade and Industry and President of the National Council of Free Zones, Rode Préval Director General of the Directorate of Free Zones and Jovenel Moïse, CEO of Agitrans S.A., carrier of project Nourribio, the first Agricultural Free Zone in Haiti.

The project Nourribio, is expected to create over five years, nearly 3,000 direct jobs and 10,000 indirect jobs. Located in Trou du Nord, less than 30 km from the Port of Cap Haitien and the Haitian-Dominican border, the first Agricultural Free Zone, will produce approximately 20,000 tonnes of organic bananas and other vegetables from the organic production.

For Mr. Jovenel Moïse, it is « that Haiti finds its place on the world map of countries exporting bananas and vegetables. »

Rode Préval, has welcomed the creation of the first Agricultural Free Zone that he considers as a « balanced and innovative project. » He also stressed that the project aims not only to improve the culture conditions on the 1,000 hectares dedicated to Nourribio, but also to increase the incomes of small farmers, and significantly improve their purchasing power and quality of life. Indeed, in the fair trade approach, which will be initiated by Nourribio, it is expected that 20% of profits are redistributed to small farmers living far below the poverty line.

The Minister Laleau, in his capacity of President of the National Council of Free Zones, recalled that as a Free Zone, Nourribio must export at least 70% of its production, while enjoying incentives tax benefits and customs reserved for Free Zones. That is to say, 15 years exemption from income tax and exemption from customs duties on the purchase of capital equipment, among other « The Government Martelly-Lamothe is willing to mentor and encourage this kind of rapid investment in all sectors for Haiti joined the international market quickly. It invites, other promoters to present structural projects in agriculture and in many others sectors. »

HaitiLibre

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Création de la 1ère Zone Franche Agricole haïtienne

Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) et la Direction des Zones Franches (DZF) informent que la convention d’agrément définitif portant création de la première Zone Franche Agricole en Haïti, a été signée ce jour au MCI. Les signataires étaient, d’une part, le Président du Conseil National des Zones Franches, M. Wilson Laleau, Ministre a.i. du Commerce et de l’Industrie, le Directeur Général de la DZF, M. Rode Préval, et, d’autre part, M. Jovenel Moïse, Président-Directeur Général d’Agitrans S.A., porteur du projet Nourribio, première Zone Franche Agricole en Haïti.

Le projet Nourribio, porté par l’entreprise haïtienne Agitrans S.A, devrait créer, sur cinq ans, près de 3 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects. Implantée à Trou du Nord, à moins de 30 km du port du Cap-Haïtien et de la frontière haïtiano-dominicaine, cette toute première Zone France Agricole haïtienne produira environ 20 000 tonnes de bananes organiques, ainsi que d’autres légumes issus de l’agriculture biologique.

Pour M. Jovenel Moïse, PDG d’Agitrans S.A., il s’agit « qu’Haïti retrouve sa place sur la carte mondiale des pays exportateurs de bananes et de légumes ».

M. Rode Préval, DG de la DZF, lui, a salué la création de cette première Zone Franche Agricole qu’il considère comme un « projet novateur et équilibré ». Il a aussi souligné que ce projet vise non seulement à améliorer les conditions de culture sur les 1 000 hectares dédiés à Nourribio, mais aussi à augmenter les revenus des petits planteurs, et donc à améliorer significativement leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie. En effet, dans la démarche de commerce équitable qui sera initiée par Nourribio, il est prévu que 20% des bénéfices soient redistribués aux petits planteurs vivant jusqu’ici en-dessous du seuil de pauvreté.

Le Ministre a.i. du Commerce et de l’Industrie, en sa qualité de Président du Conseil National des Zones Franches, a rappelé qu’en tant que Zone Franche, Nourribio devra exporter au moins 70% de sa production, tout en jouissant des avantages fiscaux et douaniers incitatifs réservés aux Zones Franches. C’est-à-dire 15 ans d’exonération d’impôt sur le revenu et l’exonération de la franchise douanière sur l’achat des matériels d’équipement, entre autres.

« Le Gouvernement Martelly-Lamothe est prêt à encadrer et à encourager ce type d’investissements rapides dans tous les secteurs d’activités pour qu’Haïti intègre le marché international très vite. Il invite aussi d’autres promoteurs à présenter des projets structurants dans le domaine agricole et dans bien d’autres », a précisé M. Laleau.

Ministère du Commerce et de l’Industrie

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