Vision

Être candidat à la Présidence, devenir Président de la République, signifie, dès le départ, que je vois HAÏTI, le Peuple Haïtien, c’est-à-dire l’ensemble de ses citoyens et citoyennes, tant à l’intérieur du pays que partout ailleurs à l’étranger, que je dois m’efforcer d’unir dans un même et seul projet national, par delà les clivages politiques et idéologiques. Je promets et je dois travailler inlassablement avec tout le monde, à développer et renforcer le sentiment d’appartenance à notre pays, base d’un patriotisme éclairé, conscient, seul garant de notre souveraineté, de notre indépendance. Président de la République, je serai le principal porteur de notre fierté haïtienne.

Sur la surface de la planète, la bataille est rude entre la démocratie et l’autoritarisme. L’autoritarisme, sous toutes ses formes, a eu ses heures de gloire dans notre pays. Comme un grand nombre de mes compatriotes, j’ai opté pour la démocratisation de notre pays, qui est un processus dont la longueur dépend de la réalisation d’un certain nombre de conditions : nos chers compatriotes formés et informés, le règne de la loi, les élections périodiques réalisées correctement, l’existence de partis politiques structurés, implantés dans tout le pays. J’invite tous mes concitoyens et concitoyennes, organisés, à œuvrer pour la bonne compréhension des exigences d’une telle entreprise et à se mettre à la hauteur du défi qu’elle représente, non pour un parti en particulier, mais pour nous tous comme collectivité.

Président, je serai heureux de contempler l’unité active, dynamique, du peuple haïtien dont les citoyens et citoyennes organisés, dans le cadre d’une totale liberté responsable, sont engagés dans une saine compétition pour lui apporter encore plus de bonheur. Je crois fortement dans la liberté d’entreprise, créatrice d’emplois et de richesses dont notre pays a un urgent besoin. Nous devrons, ensemble, faire preuve d’intelligence, de lucidité, de courage pour aider nos compatriotes, de manière ouverte, à monter des entreprises, pour encourager et faciliter les investissements étrangers. Nous devrons augmenter progressivement notre capacité de production, augmenter le revenu par habitant et surtout nous assurer que nos travailleurs et ouvriers restent chez eux et puissent bénéficier des retombées de l’activité économique.

Je voudrais que tout le monde, y compris nos compatriotes, cesse de répéter qu’Haïti est le pays le plus pauvre… parce que les besoins de base de la population ne sont pas satisfaits. Les efforts déjà tentés doivent se maintenir ; mais il faut revenir à la base : l’identification des Haïtiens, la scolarisation de base, les soins de santé feront l’objet de ma plus haute attention. Il n’y a pas de malédiction ! Ni de fatalité ! j’appelle, déjà, tous mes compatriotes, y compris mes compétiteurs, à penser à une grande concertation sérieuse sur les meilleurs moyens, rapides et efficaces, pour éradiquer un certain nombre de problèmes sociaux aigus et chroniques dont la permanence est une menace à notre survie de peuple, un obstacle infranchissable à notre unité de peuple !

Président de la République, je serai le moteur d’une bonne gouvernance pour notre pays. Une gouvernance à la dimension des problèmes séculaires et des besoins criants de notre pays, de notre peuple, de nos concitoyens et concitoyennes. Une gouvernance qui tiendra compte de notre histoire dans ses relations avec certains pays et organisations internationales, notre structure économique et sociale et notre environnement qui continue à constituer un défi majeur pour tous les Haïtiens! Une gouvernance qui, dans le respect de la constitution et des lois, assure la bonne marche des institutions et particulièrement de l’administration publique qui doit continuer à donner corps et vie aux 5 E du Président Martelly ! Une gouvernance qui doit encourager les groupes organisés de notre société à participer aux grands débats concernant l’orientation et l’avenir de notre pays.